La mémoire ne récompense pas toujours le temps passé devant une page. Allonger l’intervalle entre deux répétitions peut améliorer la rétention ultérieure, selon le délai du test.
Carolina E. Küpper-Tetzel et Edgar Erdfelder publient en 2012, dans Memory, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce résultat ne signifie pas qu’une seule technique convient à tous les apprentissages. Le délai, la difficulté du contenu et la manière de tester le rappel modifient l’effet observé.
Par déduction, une expérience pédagogique gagne à demander un rappel actif au lieu de confondre lecture et maîtrise. Le retour peut venir après l’effort, avec un nouvel essai possible.
L’effet de décalage ne disparaîtra pas avec une meilleure palette. Une interface honnête peut toutefois lui retirer son costume d’évidence.
Référence : Carolina E. Küpper-Tetzel, Edgar Erdfelder (2012). Encoding, maintenance, and retrieval processes in the lag effect: a multinomial processing tree analysis.. Memory. https://doi.org/10.1080/09658211.2011.631550
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