Un choix bascule parfois sur un détail que personne n’aurait accepté comme argument officiel. Une affirmation rimée paraît plus juste et plus crédible qu’une formulation équivalente sans rime.
Petra Filkuková et Sven Hroar Klempe publient en 2013, dans Scandinavian Journal of Psychology, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce constat ne rend pas chaque choix arbitraire. Il montre qu’une préférence peut changer avec le contexte, les enjeux et la présentation, ce qui impose de tester avant de généraliser.
Par déduction, les options devraient être présentées avec des critères comparables et une sortie réversible. Le choix par défaut, le prix ou l’ordre d’affichage ne doivent pas faire le travail de l’argument.
L’effet de la rime comme raison prospère lorsque la présentation passe pour la réalité. Le rôle du design consiste à rouvrir l’écart entre les deux.
Référence : Petra Filkuková, Sven Hroar Klempe (2013). Rhyme as reason in commercial and social advertising.. Scandinavian Journal of Psychology. https://doi.org/10.1111/SJOP.12069
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