La mémoire ne récompense pas toujours le temps passé devant une page. Une image est généralement mieux reconnue et rappelée qu’un mot équivalent.
Kate F Higdon, Ian Neath et al. publient en 2024, dans Quarterly Journal of Experimental Psychology, une étude expérimentale consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce résultat ne signifie pas qu’une seule technique convient à tous les apprentissages. Le délai, la difficulté du contenu et la manière de tester le rappel modifient l’effet observé.
Dans une interface d’apprentissage, mieux vaut ménager des retours espacés et rendre la progression visible. La facilité immédiate ne doit pas servir seule de mesure de compréhension.
Nommer l’effet de supériorité de l’image ne suffit pas. Il faut encore concevoir un parcours où l’on peut comparer, douter et corriger sans demander la permission.
Référence : Kate F Higdon, Ian Neath, Aimée M. Surprenant et al. (2024). EXPRESS: Distinctiveness, Not Dual Coding, Explains the Picture-Superiority Effect.. Quarterly Journal of Experimental Psychology. https://doi.org/10.1177/17470218241235520
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