Deux options identiques sur le papier cessent vite de l’être dans la manière dont elles sont présentées. Sur une tâche difficile, une personne peut se croire davantage sous la moyenne qu’elle ne l’est réellement.
Jennifer Velasco et Martin Shapiro publient en 2025, dans Journal of psychology and behavioral science, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce constat ne rend pas chaque choix arbitraire. Il montre qu’une préférence peut changer avec le contexte, les enjeux et la présentation, ce qui impose de tester avant de généraliser.
Dans un parcours de décision, séparez l’information utile du décor persuasif. Une alternative visible et un langage symétrique rendent le consentement plus crédible.
Une interface ne pense pas à notre place. Devant l’effet pire que la moyenne, sa décence se mesure à la liberté qu’elle laisse au réexamen.
Référence : Jennifer Velasco, Martin Shapiro (2025). Experiential Influences on Modifying the Better-Than- and Worse-Than- Average Effects. Journal of psychology and behavioral science. https://doi.org/10.15640/jpbs.v13p11
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