Dès qu’un système parle avec aplomb, le doute humain devient étrangement timide. Une intention ou un contrôle est perçu dans un événement aléatoire ou dans le comportement opaque d’un système.
Michael Madary publie en 2022, dans Neuroethics, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Le résultat ne prouve pas qu’un système automatisé se trompe toujours. Il rappelle que sa fiabilité dépend de ses données, de sa tâche et de la possibilité humaine de vérifier ou de contredire sa réponse.
Par déduction, l’interface devrait nommer la fonction du système, l’origine de ses données et les cas où sa réponse devient incertaine. Une possibilité de correction garde l’automatisation à sa juste place.
L’illusion d’agentivité ne disparaîtra pas avec une meilleure palette. Une interface honnête peut toutefois lui retirer son costume d’évidence.
Référence : Michael Madary (2022). The Illusion of Agency in Human–Computer Interaction. Neuroethics. https://doi.org/10.1007/s12152-022-09491-1
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