Un détail saillant peut occuper tout l’écran mental sans mériter tout cet espace. Le cerveau détecte un visage, une forme ou un sens dans un stimulus aléatoire.
Simon J. Cropper, Ashlan McCauley et al. publient en 2020, dans Journal of Vision, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Attirer l’attention n’est pas en soi une faute de conception. Le problème apparaît lorsque la saillance ne correspond plus à l’importance réelle de l’information pour la tâche.
Pour le design UX, testez ce que les personnes voient d’abord, puis ce qu’elles oublient. Si le détail le plus mémorable n’est pas le plus utile, la mise en page plaide déjà trop fort.
Nommer la paréidolie ne suffit pas. Il faut encore concevoir un parcours où l’on peut comparer, douter et corriger sans demander la permission.
Référence : Simon J. Cropper, Ashlan McCauley, O. Scott Gwinn et al. (2020). Flowers in the Attic: Lateralization of the detection of meaning in visual noise.. Journal of Vision. https://doi.org/10.1167/JOV.20.10.11
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