Nous croyons observer une personne. Très vite, nous jugeons aussi son rôle, son groupe ou nos propres attentes. Pour se croire à l’abri, une personne attribue davantage de responsabilité à une victime qui lui ressemble peu.
Thomas Blass publie en 1996, dans Journal of Social Psychology, une étude expérimentale consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce mécanisme n’est pas un diagnostic moral des personnes. Son ampleur varie avec le contexte, les normes, la relation et la façon dont la situation est mesurée.
Dans un parcours collectif, donnez une place visible aux désaccords et aux informations minoritaires. Le consensus affiché ne doit pas effacer ce que le groupe n’a pas encore examiné.
Une interface ne pense pas à notre place. Devant le biais d’attribution défensive, sa décence se mesure à la liberté qu’elle laisse au réexamen.
Référence : Thomas Blass (1996). The Milgram obedience experiment: support for a cognitive view of defensive attribution.. Journal of Social Psychology. https://doi.org/10.1080/00224545.1996.9714020
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