Deux options identiques sur le papier cessent vite de l’être dans la manière dont elles sont présentées. Nos succès sont crédités à nos qualités ; nos échecs sont attribués aux circonstances.
Shana Cole et Emily Balcetis publient en 2013 une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce constat ne rend pas chaque choix arbitraire. Il montre qu’une préférence peut changer avec le contexte, les enjeux et la présentation, ce qui impose de tester avant de généraliser.
Pour le design UX, montrez les conséquences avant la confirmation et permettez de revenir en arrière. La personne peut alors examiner son choix sans être enfermée par le premier geste.
Comprendre le biais d’auto-complaisance ne vaccine personne. Cela donne au design une obligation plus modeste : laisser assez de traces pour que le jugement puisse se reprendre.
Référence : Shana Cole, Emily Balcetis (2013). Self‐Serving Bias. https://doi.org/10.1002/9781118339893.WBECCP481
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