L’esprit gagne du temps en simplifiant. La facture apparaît lorsque la simplification devient invisible. Nous surestimons l’intensité et surtout la durée de nos émotions futures.
Timothy D. Wilson et Daniel T. Gilbert publient en 2013, dans Journal of Personality and Social Psychology, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Le résumé mentionne 4 études, ce qui aide à situer la portée du résultat. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce constat ne rend pas chaque choix arbitraire. Il montre qu’une préférence peut changer avec le contexte, les enjeux et la présentation, ce qui impose de tester avant de généraliser.
Dans un parcours de décision, séparez l’information utile du décor persuasif. Une alternative visible et un langage symétrique rendent le consentement plus crédible.
Le bon design ne promet pas un esprit sans raccourcis. Face au biais d’impact, il rend le raisonnement visible et la correction praticable.
Référence : Timothy D. Wilson, Daniel T. Gilbert (2013). The impact bias is alive and well. Journal of Personality and Social Psychology. https://doi.org/10.1037/A0032662
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