Nous croyons observer une personne. Très vite, nous jugeons aussi son rôle, son groupe ou nos propres attentes. Un groupe discute surtout les informations déjà connues de tous et néglige les données détenues par une seule personne.
Diane F. Baker publie en 2010, dans Journal of Management Education, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce mécanisme n’est pas un diagnostic moral des personnes. Son ampleur varie avec le contexte, les normes, la relation et la façon dont la situation est mesurée.
Par déduction, une interface d’évaluation gagne à séparer les observations des interprétations. Des critères explicites et un espace pour l’hypothèse concurrente ralentissent les verdicts sociaux trop rapides.
Le biais d’information partagée prospère lorsque la présentation passe pour la réalité. Le rôle du design consiste à rouvrir l’écart entre les deux.
Référence : Diane F. Baker (2010). Enhancing Group Decision Making: An Exercise to Reduce Shared Information Bias. Journal of Management Education. https://doi.org/10.1177/1052562909343553
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