La décision paraît personnelle. Son décor a pourtant pris part au vote. Une inaction nuisible est jugée moins grave qu’une action produisant pourtant le même dommage.
Ilana Ritov et Jonathan Baron publient en 1990, dans Journal of Behavioral Decision Making, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce constat ne rend pas chaque choix arbitraire. Il montre qu’une préférence peut changer avec le contexte, les enjeux et la présentation, ce qui impose de tester avant de généraliser.
Par déduction, les options devraient être présentées avec des critères comparables et une sortie réversible. Le choix par défaut, le prix ou l’ordre d’affichage ne doivent pas faire le travail de l’argument.
Le biais d’omission ne disparaîtra pas avec une meilleure palette. Une interface honnête peut toutefois lui retirer son costume d’évidence.
Référence : Ilana Ritov, Jonathan Baron (1990). Reluctance to vaccinate: Omission bias and ambiguity. Journal of Behavioral Decision Making. https://doi.org/10.1002/BDM.3960030404
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