La décision paraît personnelle. Son décor a pourtant pris part au vote. Une portion ou une unité prédéfinie devient la quantité « normale », quelle que soit sa taille réelle.
Andrew B. Geier, Paul Rozin et Gheorghe Doros publient en 2006, dans Psychological Science, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Ce constat ne rend pas chaque choix arbitraire. Il montre qu’une préférence peut changer avec le contexte, les enjeux et la présentation, ce qui impose de tester avant de généraliser.
Par déduction, les options devraient être présentées avec des critères comparables et une sortie réversible. Le choix par défaut, le prix ou l’ordre d’affichage ne doivent pas faire le travail de l’argument.
Le biais de l’unité ne disparaîtra pas avec une meilleure palette. Une interface honnête peut toutefois lui retirer son costume d’évidence.
Référence : Andrew B. Geier, Paul Rozin, Gheorghe Doros (2006). Unit Bias A New Heuristic That Helps Explain the Effect of Portion Size on Food Intake. Psychological Science. https://doi.org/10.1111/J.1467-9280.2006.01738.X
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