Le chiffre arrive bien habillé, avec deux décimales et l’air de ne déranger personne. Les succès visibles sont étudiés tandis que les échecs disparus de l’échantillon restent muets.
Krishnapriya Kanakkassery Satheesan publie en 2025, dans The Proceedings of the World Conference on Social Sciences Studies, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Le résumé mentionne 20 études, ce qui aide à situer la portée du résultat. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
Un effet statistique n’abolit ni les chiffres ni l’intuition. Il oblige à regarder le plan d’échantillonnage, le dénominateur et l’incertitude avant de raconter une histoire causale.
Dans un tableau de bord, les filtres et critères de sélection méritent d’être visibles. Sans eux, une donnée exacte peut raconter une population qui n’a jamais été observée.
Le bon design ne promet pas un esprit sans raccourcis. Face au biais du survivant, il rend le raisonnement visible et la correction praticable.
Référence : Krishnapriya Kanakkassery Satheesan (2025). Survivorship Bias in Psychological Research: An Analysis of Trends and Implications. The Proceedings of the World Conference on Social Sciences Studies.. https://doi.org/10.33422/3sconf.v2i1.1062
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