Nous appelons parfois preuve ce qui n’est qu’un souvenir sûr de lui. L’humeur facilite l’accès aux souvenirs dont la tonalité émotionnelle lui ressemble.
Leonard Faul et Kevin S. LaBar publient en 2022, dans Psychological Review, une étude empirique consacrée à ce mécanisme. Le résumé rapporte des résultats compatibles avec la définition retenue ici. Ils restent liés à la tâche, aux mesures et à la population étudiées ; les étendre à tous les contextes demanderait d’autres données.
La recherche sur la mémoire ne permet pas de déclarer tout souvenir faux. Elle montre que le rappel dépend du contexte, des indices et des reconstructions opérées après l’événement.
Par déduction, un parcours sensible devrait conserver les traces utiles : source, date, version et chronologie. L’interface aide ainsi à distinguer ce qui a été vu de ce qui a été reconstruit ensuite.
Le biais mnésique associé à l’humeur prospère lorsque la présentation passe pour la réalité. Le rôle du design consiste à rouvrir l’écart entre les deux.
Référence : Leonard Faul, Kevin S. LaBar (2022). Mood-congruent memory revisited.. Psychological Review. https://doi.org/10.1037/rev0000394
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